CONCOURS GÉNÉRAL DES MÉTIERS

Arrêté du 6 janvier 1995

Définition du concours général des métiers.

Article premier.

Le concours général des métiers a pour fonction de distinguer les meilleurs jeunes préparant le baccalauréat professionnel et de valoriser leurs travaux avec l'objectif que leurs prestations puissent servir de référence. Il s'adresse aux jeunes en formation en classe Terminale de lycées professionnels publics et privés sous contrat ou en année terminale de formation en centre de formation d'apprentis,

Art. 2.

Le concours se déroule dans les spécialités de baccalauréat professionnel dont la liste est arrêtée par le ministre de l’Éducation nationale.

Art. 3 (modifié par l'arrêté du 19 octobre 1995)

Le règlement portant organisation du concours général des métiers est le suivant:

  1. Nul n'est admis à concourir s'il n'a suivi régulièrement depuis le premier janvier de l'année du concours, dans un ou plusieurs établissements visés à l'article premier, les cours obligatoires de la classe à laquelle il appartient. La liste des concurrents admis à concourir est fixée par le recteur à partir des propositions des chefs d'établissement ou directeurs de CFA sur avis des enseignants des classes concernées. Cette liste contient l'indication des nom, prénoms et adresse de chaque jeune, certifiée par le chef d'établissement ou directeur de CFA. Dans le cas où le jeune a changé d'établissement après le premier janvier, il peut, en raison de ce changement, être rayé de la liste des concurrents par le recteur. Le chef d'établissement ou le directeur de CFA certifie, en outre, que les concurrents ont suivi normalement les enseignements du domaine professionnel.
  2. Le concours général des métiers comporte une épreuve professionnelle en deux parties, disjointes dans le temps. Cette épreuve, dont les modalités sont fixées par le ministre de l’Éducation nationale, est d'une durée de trois à six heures pour la première partie, de quatre à trente heures pour la seconde partie. La première partie est organisée au plan académique ou inter académique, la seconde au plan national.
  3. La liste des candidats admis à se présenter à la seconde partie, au vu des résultats de la première partie, est établie par chaque président de jury, à la date fixée chaque année par le ministre.
  4. Les sujets des épreuves sont choisis par le ministre de l’Éducation nationale sur proposition des présidents des jurys.
  5. Les recteurs sont chargés de l'organisation et de la surveillance des épreuves.
  6. Chaque année, le ministre de l’Éducation nationale nomme les présidents de jury, inspecteurs généraux de la spécialité, sur proposition du doyen du groupe d'inspection générale concerné, ainsi que les membres des jurys.
  7. Ces jurys sont composés à parité :

    D'enseignants de lycées professionnels et de centres de formation d'apprentis et d'inspecteurs de l’Éducation nationale , De professionnels qualifiés (employeurs et salariés) désignés sur proposition du comité d'organisation des expositions du travail et des branches professionnelles.

  8. L'examen des résultats donne lieu à l'attribution éventuelle par le ministre, sur proposition des présidents de jury, des récompenses suivantes : prix (premier, deuxième et troisième), accessits et mentions régionales (selon le niveau des prestations).

Art. 4.

Le présent arrêté entrera en application au concours général de 1995.


Annexe 1

BACCALAURÉAT PROFESSIONNEL DU SECTEUR INDUSTRIEL

L'épreuve du concours général des métiers comporte deux parties disjointes dans le temps

Première partie

(Durée 6 heures maximum, écrite)

Elle conduit à la recherche de solutions compatibles avec une réalisation imposée et aboutit à l'élaboration de documents techniques.

Seconde partie

(Durée 30 heures maximum, pratique)

Elle s'appuie principalement sur une réalisation qui vise à apprécier les compétences des candidats pour:

Le décodage et l'analyse des données opératoires,

La préparation des éléments nécessaires à la mise en oeuvre d'une production ou d'une réalisation.

La mise en oeuvre des moyens permettant la fabrication ou la réalisation attendue.

Le contrôle de conformité des produits fabriqués ou des réalisations.